Comment Dante a sauvé un enfant au baptistère de Florence
Lieux associés : Baptistère
Une bien curieuse histoire, racontée par Dante au chant XIX de l'Enfer.
{{T3|CHANT DIX-NEUVIÈME}}
1. Ô Simon le magicien ! ô misérables qui suivez ses traces ! vous dont la rapacité prostitue, pour de l’or et pour de l’argent, les choses de Dieu,
2. Épouses [1] destinées aux bons ; il convient que pour vous sonne maintenant la trompette, puisque vous êtes dans la troisième bolge [2].
3. Déjà nous étions montés à l’autre arche, en cette partie du roc qui surplombe exactement le milieu de la fosse.
4. Ô suprême sagesse ! combien grand est l’art que tu montres au ciel, sur la terre et dans le monde mauvais, et combien sont justes les dispensations de ta puissance !
5. Je vis, sur les côtés et au fond, la pierre livide pleine de trous d’une égale largeur, et chacun était rond.
6. Ils me semblaient ni plus ni moins amples que, dans mon beau saint Jean, ceux qu’on a creusés pour les baptisants [3].
7. L’un desquels je brisai, il y a peu d’années, pour sauver un enfant qui se noyait : et que, par ce témoignage, tout homme soit détrompé [4].
8. De la bouche de chacun sortaient d’un pécheur les pieds et les jambes jusqu’au mollet, et le reste était dedans.
9. Tous avaient les plantes des pieds embrasées ; par quoi si fortement se contractaient les jointures, qu’elles auraient rompu cordes et liens.
10. Tel à la surface des choses ointes est le mouvement de la flamme ; tel était-il là, des talons jusqu’au bout des doigts.
19-1 Dans le langage ecclésiastique, les églises sont les épouses des pasteurs qui y sont préposés.
19-2 Bolge des simoniaques.
19-3 Dans l’église de Saint-Jean, à Florence, on avait creusé autour des fonts baptismaux quatre espèces de niches, afin que les prêtres qui baptisaient fussent plus près de l’eau.
19-4 « Qu’on n’attribue pas cet acte à un autre motif. »